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« Le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer toujours en débat » 12 juillet 2007
Alors que le Pr Dubois déclare que « c'est un non-sens que d'attendre qu'un patient ait atteint le stade de la démence pour faire le diagnostic ».
Il faut noter que « depuis plusieurs années, la question de la détection de la maladie suscite un large débat parmi les médecins spécialisés.
Certains plaident en faveur d'un diagnostic le plus précoce possible pour pouvoir traiter au plus tôt les patients. D'autres praticiens font valoir qu'il n'est pas utile d'annoncer trop tôt un tel diagnostic, potentiellement très angoissant, sans avoir des médicaments curatifs ou réellement efficaces à proposer aux patients ».
De son côté, le Pr Olivier Saint-Jean, chef du service de gériatrie de l'hôpital Pompidou à Paris, indique qu'« en Grande-Bretagne, les experts viennent d'estimer que leur rapport coût/bénéfice ne plaide pas en faveur de leur prescription ».
Le quotidien remarque que « ces deux médecins soulignent surtout qu'aucune étude n'a pour l'instant démontré que, prescrits à un stade précoce, ces médicaments auraient un effet significatif pour ralentir la progression de la maladie ou atténuer sa gravité ».
La Croix revient sur les travaux que vient de publier, dans Lancet Neurology, le Pr Bruno Dubois, neurologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris) et responsable d’une unité à l’Inserm, avec une équipe internationale.
Le journal rappelle que ces travaux « plaident pour une redéfinition des critères de diagnostic de la maladie d’Alzheimer. […] La méthode proposée repose sur des tests de mémoire plus spécifiques que ceux utilisés aujourd’hui, des techniques d’imagerie cérébrale, et surtout l’examen du liquide céphalorachidien du patient ».
Une méthode qui « doit être encore validée par des études plus larges » mais qui « permet de faire un diagnostic, dès les premiers signes de la maladie, avec une fiabilité «proche de 100 %» », ajoute le quotidien.
Le journal rappelle qu’« aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer est le plus souvent diagnostiquée de manière très tardive », mais note que « les 4 médicaments actuellement sur le marché ne permettent pas de guérir la maladie mais seulement de traiter certains de ses symptômes ».
La Croix cite le Dr Jean-Marie Vetel, président du Syndicat national de gérontologie clinique, qui déclare que « l’action de ces produits reste modeste et surtout est très variable d’un individu à l’autre ».
Le Pr Dubois déclare pour sa part qu’« une nouvelle génération de médicaments, qui pourraient ralentir le processus de la maladie, est en développement. Il faut être prêt le jour où ils seront disponibles ».
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
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Les traitements non médicamentaux
Toutes les associations et recommandations concernant la prise en charge de patients
Alzheimer délivrent le même message : « il faut améliorer la prise en charge du malade. Et
pour lui et pour ses proches ».
En effet, en l’absence de traitement (alternatives médicamenteuses ou non) réellement
efficace sur l’évolution de la maladie, c’est davantage le développement, la mise à
disposition de modalités d’aides (non médicales) à l’accompagnement des malades (et de
leur famille), ainsi que le renforcement de la prise en charge financière de cette maladie dont
la part supportée par la famille est encore aujourd’hui trop importante, qui fait débat.
En
conclusion de leur rapport sur la maladie d’Alzheimer, Girard et Canestri concluaient
d’ailleurs sur l’importance du développement de ce type d’aides, en soulignant par ailleurs
que cette démarche nécessitait aussi d’apporter des solutions nouvelles aux solutions
actuelles.
Il apparaît donc nécessaire de réfléchir à l’organisation des modes de prise en charge et
d’interactions des différents professionnels concernés (médicaux, paramédicaux et sociaux).
L’émergence de nouveaux métiers, la formation pour de nouvelles compétences, sont
également un axe d’étude à privilégier pour permettre de répondre aux besoins actuels, et
éviter le recours actuel aux approches médicales ou paramédicales, trop systématique, non
scientifiquement fondé et à l’origine de coûts non justifiés.
La réponse à ces questions ne peut à ce jour être de nature scientifique mais dépend
davantage des orientations et des priorités données à la politique économique et sociale de
santé publique. Ces orientations doivent prendre en compte l’évolution démographique de la
population française dans les années à venir.
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