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Une faible concentration plasmatique de vitamine D
associée à une altération de la mémoire chez les personnes âgées
juillet 2009
Les personnes âgées présentant une faible concentration de vitamine D dans le sang semblent avoir un risque plus élevé d'altération de la mémoire, confirme une étude française dont les résultats ont été présentés mercredi au congrès international de gérontologie et gériatrie à Paris.
"Les preuves s'accumulent sur une association entre la vitamine D et la maladie d'Alzheimer", rappellent Cédric Annweiler du CHU d'Angers et ses collègues. Pour préciser cette relation, ils ont étudié au sein de la cohorte EPIDOS la relation entre le taux sérique de 25-hydroxyvitamine D et la mémoire.
EPIDOS est une cohorte de femmes âgées de 75 ans et plus. Au sein de cette cohorte, ils ont fait une étude cas-contrôle, comparant 129 femmes dont le taux de 25-hydroxyvitamine D était inférieur à 10 ng/ml et 623 contrôles dont le taux était plus élevé.
De façon globale, les cas présentaient de moins bons résultats sur le score SPMSQ (Short Portable Mental Status Questionnaire) d'évaluation cognitive.
Plus précisément, les personnes ayant un taux bas de vitamine D avaient un risque multiplié par deux d'altération de la mémoire épisodique, par 1,9 d'altération de la mémoire sémantique et par 1,6 d'altération de la mémoire de travail.
"Cette association positive entre l'hypovitaminose D et l'altération de la mémoire est non seulement une nouvelle orientation de la recherche mais aussi un argument supplémentaire pour prescrire la vitamine D chez les personnes âgées en déficit", concluent les chercheurs.