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L’Alzheimer au PET scan
Edison P et coll. : “Amyloid, hypometabolism, and cognition in Alzheimer disease.”
Neurology 2007 ; 68 : 501–508.

La maladie d’Alzheimer pose un véritable problème de santé publique, ce qui explique qu’elle fait l’objet de très nombreux travaux. Les enjeux de la recherche sont multiples : agir sur la cause de la maladie, améliorer les symptômes et faire le diagnostic précocement au stade prédementiel. Ce dernier objectif semble plus accessible à la communauté scientifique en raison du développement de nouvelles technologies : biomarqueurs du LCR, étude volumétrique en IRM de l’hippocampe et imagerie métabolique. La spécificité et la sensibilité des biomarqueurs et de l’IRM n’étant pas absolues, les espoirs se sont reportés sur le PET scan notamment après la mise au point par une équipe de Pittsburgh d’un marqueur isotopique de la protéine amyloïde, le [11C] PIB.
Grâce à cette technique, il est devenu possible de visualiser du vivant du patient le dépôt de protéine amyloïde, clé du processus Alzheimer.

Il faut cependant rappeler que les symptômes ne sont pas corrélés avec la topographie du dépôt amyloïde mais avec la diffusion des lésions intra neuronales, les dégénérescences neurofibrillaires. Peu d’équipes ont à leur disposition le [11C] PIB afin de vérifier la pertinence de ce marqueur. Les résultats du travail effectué par une équipe anglaise dans le but de corréler les données de ce type d’imagerie aux données neuropsychologiques et au métabolisme glucosé évalué en PET scan étaient donc très attendus.

Dix-neuf patients avec une MA et 14 contrôles ont été inclus dans cette étude (âge moyen 65 ans). De manière surprenante, deux malades avec les critères cliniques de MA probable avaient un [11C] PIB PET scan normal. Chez les autres, la charge en protéine amyloïde était deux fois plus élevée que chez les contrôles dans les aires corticales associatives et le cingulum. Comme prévu la corrélation avec les troubles cognitifs était modeste alors que la diminution de 20 % du métabolisme glucidique constatée dans les régions temporales et pariétales était corrélée avec le MMS, le rappel libre et la reconnaissance des mots.

Ce travail confirme l’intérêt de cet examen chez des patients relativement jeunes mais il est peu vraisemblable que ce marqueur soit disponible dans les centres d’imagerie isotopique. Cependant cet outil peut prendre une place importante dans l’évaluation des thérapeutiques anti-amyloïde et permettre d’individualiser des sous groupes de patients.

Dr Christian Geny -Publié le 30/03/2007 jim.fr
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Maladie d’Alzheimer : les espoirs de l’imagerie
Source : Neurology, 7 mai 2007, Interview du Pr Xavier Marchandise

23 mai 2007

Chez des patients souffrant de simples troubles de la mémoire, des chercheurs finlandais sont parvenus à diagnostiquer la maladie d’Alzheimer avant même qu’elle ne se développe. Et cela, grâce au dernier-né de l’imagerie médicale, le Pet-Scan.

A partir d’une cohorte de 27 personnes âgées dont une partie présentait des troubles de la mémoire, les auteurs sont parvenus à mesurer les dépôts dans le cerveau des plaques amyloïdes qui, formées d’une protéine, « signent » la maladie d’Alzheimer.

D’après les auteurs, ces dépôts auraient été 39% plus nombreux chez les sujets présentant des troubles de la mémoire. « Ce résultat laisse penser que ces patients se trouvent bien à un stade précoce de la maladie ». Reste toutefois à le confirmer –ou l’infirmer- sur de plus larges cohortes.

Principalement utilisé en cancérologie, le Pet-Scan pourrait ainsi devenir un outil déterminant pour le diagnostic de la maladie d’Alzheimer. D’autant que la France semble désormais bénéficier d’un niveau d’équipement convenable. Le parc à notre disposition est ainsi passé de 7 appareils en 2000, à 61 aujourd’hui. Soit pratiquement un par million d’habitants.

Comme le précise le Pr Xavier Marchandise, du Service central de Médecine nucléaire et Imagerie fonctionnelle du CHU de Lille, « après avoir été très en retard sur des pays comme les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne ou la Belgique, la France a lancé en 2001 un vaste programme d’équipement en Pet-Scan. Aujourd’hui, le parc est au meilleur niveau européen. Mais c’est la poursuite de ce programme qui permettra de maintenir l’excellence ».

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