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L'orthophonie au secours des malades d’Alzheimer
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L'orthophonie se révèle un atout indispensable pour freiner l'évolution de la maladie d'Alzheimer. Une bonne communication et un entretien approprié de la mémoire permettent en effet de stimuler les fonctions intellectuelles du patient. Dans la cadre de l'ALD, les séances sont prises en charge par la CGSS.

Chez les personnes touchées par la maladie d'Alzheimer, l'orthophonie joue un rôle essentiel dans le cadre de la thérapie. L'orthophoniste participe au diagnostic et dresse un profil de l’atteinte neuropsychologique susceptible d'aider le médecin. Il se charge également du suivi, de l'évolution de la maladie et vérifie l'efficacité de la thérapie, médicamenteuse ou non.

Il doit aussi veiller à une bonne prise en charge du patient. Pour cela, il développe plusieurs approches. Le travail doit s'effectuer avec le malade et avec son entourage. « Le but est de stimuler toutes les fonctions intellectuelles du patient Alzheimer, du moins celles encore valides », précise Françoise Ercolani-Bertrand, orthophoniste. « On travaille ce qui marche bien au niveau de la mémoire et du langage tout en mettant l'accent sur la communication, élément moteur d'une bonne intégration. »

L’entourage d’abord

Premier visé par ce concept, l'entourage du malade. « Je lui explique comment bien communiquer. Cela permet de prévenir d'autres troubles d’ordre psychologique en particulier.
Par exemple, ne demandez pas à un patient Alzheimer ce qu'il veut manger à midi, mais plutôt s'il veut manger de la viande ou du poisson. Il s'agit de l'aider dans sa communication pour qu’il se sente toujours reconnu comme individu communicant. »

Autre devoir de l'entourage, celui d'adapter l'environnement aux troubles spécifiques du malade. Par exemple, pour celui qui aurait perdu la notion du temps, on peut accrocher chez lui une horloge à carillon qui sonne toutes les heures. « Il est aussi important d'adopter un certain langage. Ne croyez pas que le patient Alzheimer ne veuille pas communiquer.
Il a toujours la volonté de s'exprimer à condition que la communication soit stimulée et adaptée à ses capacités résiduelles », poursuit l'orthophoniste.

Entretenir sa mémoire

« Pour entretenir sa mémoire, il faut partir de ce qu'il connaît, de ce qu'il aime, et ne rien lui imposer. Inutile de l'initier au Scrabble s'il n'aime pas ce jeu ou de le forcer à intégrer un atelier de mémoire.
S'il aime le jardinage, prenez la pelle et le râteau avec lui et discutez ensemble fruits et légumes ! »

En règle générale, deux séances de travail par semaine avec l'orthophoniste sont nécessaires. Elles durent de 45 minutes à 1 heure. La première s'effectue avec le patient seul et la seconde en présence d’un membre de l'entourage.

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